Tout savoir sur l’histoire de la banque

L’origine de la banque remonte vers l’Antiquité. Depuis de simples échanges aux paiements mobiles, découvrez l’histoire fascinante de la banque actuelle.

Une brève histoire de la banque

Alors que les banques modernes doivent leur succès aux « changeurs » du XIème siècle, la plupart des opérations courantes qu’elles utilisent actuellement ont vu le jour 3000 ans avant J.-C. Depuis l’Antiquité au Moyen-Age, en passant par la Rome Antique, de nombreuses pratiques se sont développées chez les dirigeants et dans le commerce pour donner naissance à des institutions bancaires bien réglementées. Avec les avancées technologiques, on assiste désormais à la croissance des banques en ligne et des Fintechs. Zoom sur l’histoire de la banque.

La Banque dans l’Antiquité

Au XIème siècle, les Lombards inventent de nouvelles techniques financières et marquent à jamais l’histoire de la banque. Celle-ci semble être liée à l’histoire de la monnaie.
Étymologiquement parlant, le mot « banque » provient de l’italien « banca », désignant un banc en bois qu’utilisaient autrefois les « changeurs » du Moyen-âge pour exercer leur activité. Ces derniers ne sont autres que les ancêtres de nos banquiers actuels.

L’Antiquité

L’origine de la banque remonte dès le IIème millénaire avant J.-C. où le crédit sur marchandises, notamment les céréales, se pratiquait déjà dans l’enceinte des temples babyloniens. Hammourabi, le roi de Babylone, fut le premier dirigeant à édicter une loi relative à l’encadrement des pratiques bancaires. À cette époque, il n’y avait pas encore de « monnaie » et les banquiers consistaient en de prêteurs sur gages ou de loueurs de coffres.
C’est seulement vers le VIIème siècle avant notre ère que l’usage de la « monnaie » est apparu avec les premières banques nationalisées comme la Banque Royale d’Alexandrie. En Lydie, l’apparition de l’argent a donné lieu au développement des opérations de change et à l’essor du commerce international méditerranéen. Après avoir été pratiquées dans un cadre religieux, les opérations de crédits et de dépôts se sont également développées auprès de personnes civiles.

Rome antique

Sous l’Empire romain, les activités des banquiers se poursuivent : crédit, dépôt, acompte moyennant un intérêt. Jusqu’au Vème siècle ap. J-C., les banques se limitent à des opérations de caisse comme le dépôt et le retrait d’argent, sachant que le crédit est moins pratiqué à cette époque. Par ailleurs, elles collectaient rarement les impôts et certaines d’entre elles accompagnaient les armées.
Cette époque a été également marquée par l’intégration du droit commercial dans l’univers bancaire. Les fabricants de monnaies étaient connus sous le nom de « monetarii » et les financiers étaient appelés « argentarii ».

Du Moyen-âge à la Renaissance

Le Moyen-âge est caractérisé par un interdit religieux contre le crédit et une régression monétaire, réduisant ainsi les activités de change au profit du troc.
Avec les Croisades où les pays chrétiens se lancent dans une guerre sans merci pour libérer Jérusalem des mains des musulmans, les établissements bancaires de l’époque connaissent une croissance importante. Les échanges commerciaux se sont amplifiés et les banques y participent en favorisant les achats et les ventes de biens et matières premières :

  • Objets précieux ;
  • Peaux d’animaux ;
  • Céréales ;
  • Épices ;
  • Métaux…

Dès le XIème siècle, les banquiers étaient constitués principalement d’Italiens, sachant que la première institution bancaire fut créée à Venise en 1151.
Un siècle plus tard, les banques s’implantent dans les grandes villes européennes grâce au développement du commerce : échanges entre l’Orient et l’Europe, création de routes commerciales en Europe du Nord, foires de Lyon et de Champagne… Tous ces progrès ont facilité l’utilisation de la lettre de paiement et de la lettre de change.

De la Renaissance au XVIIIème siècle

L’époque entre le XIVème et XVIème siècle, soit la Renaissance, marque un grand tournant dans l’histoire de la banque. Elle voit en effet la création de grands groupes internationaux tels que :

  • Les Fugger : Allemagne
  • Les Médicis : Italie
  • Les Strozzi : Florence
  • Les Alberti

Plusieurs grandes familles vénitiennes, génoises ou milanaises se sont également lancées dans la création de leur propre banque.
Dans le même temps, des innovations voient le jour pour faciliter les transactions à l’instar du chèque. De leur côté, les banques commencent à recevoir des dépôts et proposent des services de gestion de comptes à la manière des établissements actuels.
Au XVIIème siècle, les villes d’Amsterdam et de Londres deviennent des places financières plébiscitées. Le capitalisme en Occident est né et les marchands circulaient plus sereinement sans devoir se munir de sommes importantes lors de leurs déplacements.

Le XIXème siècle : l’avènement de la banque moderne

Le XIXème siècle est marqué par la constitution de la Banque de France par Napoléon, dont la principale activité est de faciliter l’émission de monnaie et de surveiller le système bancaire. À cette époque, la révolution industrielle était à ses débuts avec la création de la machine à vapeur, la production de textile, de charbon, d’acier, etc. Elle favorisait également l’essor des banques qui se caractérisait par :

  • Le développement de la monnaie fiduciaire : billets de banque
  • La production de monnaie scripturale : chèques…
  • L’utilisation de titres ou actions : pour financier les entreprises commerciales

D’autres innovations ont été constatées au cours de cette période, notamment la levée des capitaux en bourse par les banques ou encore la création des grandes institutions bancaires telles que :

  • La Société Générale
  • Le Crédit Lyonnais
  • Le Crédit Mutuel
  • Le Crédit Agricole
  • BNP Paribas
  • La Deutshe Bank : en Allemagne
  • La Barclays Bank : en Grande-Bretagne

Le XXème siècle : vers la banque numérique

À partir du début du XXème siècle, l’État impose des contrôles réguliers et renforcer son autorité sur les établissements bancaires. Cette nouvelle décision est d’autant plus nécessaire, notamment lors de la crise boursière de 1929 qui a été marquée par une chute violente et durable des cours boursiers.
En 1945, de nombreuses banques comme la Banque de France ont été nationalisées et deviennent alors propriétés de l’État. À l’autre bout du monde, le président américain de l’époque, Roosevelt, décide de séparer les banques de dépôt (pour les particuliers et petites entreprises) des banques d’affaires (pour les grandes entreprises).
À partir des années 60, les institutions bancaires connaissent un nouveau succès avec la multiplication du nombre de détenteurs d’un compte bancaire dans le contexte de la consommation de masse. Elles ont commencé à séduire de nouveaux profils de clients, en particulier les femmes, les jeunes et les enfants. En plus de ces évolutions majeures, on assiste également à l’apparition de nouveaux moyens de paiements comme la carte bancaire.
De leur côté, les grandes banques se développent dans les quatre coins du globe : Europe, Amérique, Asie, Afrique. Dès lors, elles diversifient leurs activités en proposant des services d’investissement immobilier et industriel.
Au cours de ces dix dernières années, on assiste au lancement de comptes sans banque et de la banque en ligne. Aujourd’hui, les Fintechs commencent à séduire les usagers bancaires et à prendre des parts de marché conséquentes aux banques traditionnelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.