Apprendre à se concentrer et à s’intéresser

Nous avons déjà parlé de l’importance de vos objectifs personnels. Nous avons dit que votre concentration est plus facile si vous prenez pleinement conscience de l’importance de la lecture ou du travail que vous entreprenez. Néanmoins, pour que votre concentration soit parfaite, il faut que vous assuriez à votre esprit un intérêt immédiat. Il faut que vous arriviez à prendre un intérêt suffisant à ce que vous lisez ou étudiez.

Comment vous passionner pour ce que vous devez lire ?

Tout d’abord, en vous pénétrant bien des avantages que vous retirerez de cette lecture, non plus comme précédemment en fonction de vos objectifs à long terme, mais en fonction de l’utilité directe de votre étude. Par exemple en lisant tel ouvrage d’initiation à l’électronique, vous saurez que cela vous permettra de mieux comprendre ultérieurement certains composants électroniques.

Ensuite, en vous posant un certain nombre de questions : pourquoi ce livre a-t-il été écrit, quel est le but de l’auteur, qui était-il ? Bref, en recherchant le sens profond de l’ouvrage ou de l’œuvre de l‘écrivain, vous arriverez à augmenter l’intérêt que vous porterez à votre lecture, et votre concentration en sera facilitée.

A ce propos, ne manquez jamais de lire la préface et la table des matières. Dans la préface ou l’introduction, l’auteur cherche en général à faire comprendre en quelques pages pourquoi il a écrit son livre et ce qu’il a voulu présenter, expliquer ou démontrer. Quant à la table des matières, elle vous donne une vue d’ensemble de l’ouvrage, elle le résume.

En lisant et relisant la préface, vous augmenterez votre intérêt pour l’ouvrage que vous voulez lire. C’est pourquoi avant de vouloir concentrer votre attention sur une lecture un peu ardue, il faut respecter la sixième règle :

Cherchez à accroître votre intérêt immédiat pour l’ouvrage que vous lisez.

 Voici terminé l’exposé des six points-clés de la concentration dans l’étude. Ne cherchez pas à vous concentrer si vous négligez volontairement ou non l’un de ces six points. Rappelons-les sous une forme résumée :

1. Choisissez votre cadre.

2. Éliminez les causes de distraction.

3. Soyez physiquement en forme.

4. Pénétrez-vous de votre but.

5. Ayez les connaissances de base.

6. Augmentez votre intérêt immédiat.

Pour vous souvenir de ces 6 points, construisons une “concaténation” avec la première syllabe de chaque mot-clé.

Nous obtenons :

CADISFOR – BUCONINT

Avant d’en terminer avec cette importante question, voyons comment retrouver une meilleure concentration, lorsqu’ au cours de votre étude votre attention s’échappe et laisse pénétrer des idées étrangères.

Première chose à faire : reprendre profondément conscience de votre objectif personnel. Pensez fortement à ce qui vous attend si vous menez votre étude à bon terme et songez aussi, clairement, à ce qui se passera si vous ne gardez pas une concentration suffisante pour terminer votre étude.

Seconde chose : retrouvez dans votre livre le point exact où vous avez perdu votre concentration et marquez le d’une croix au crayon. Voyez si ce n’est pas la difficulté de compréhension qui a causé votre évasion (étape 5) et dans ce cas, remédiez-y.

Si ce n’est pas le cas, reprenez votre lecture et marquez à chaque fois d’une croix le passage où votre attention s’est relâchée. Si vous avez plus de 3 points dans la même page, inutile de continuer.

Arrêtez-vous une demi-heure, prenez l’air, marchez un peu, buvez une tasse de café ou un grand verre d’eau, recherchez dans la liste CADISFOR – BUCONINT quelles causes vous empêchent de vous concentrer, et en trouvant la cause vous trouverez le remède. Dans ces conseils sur la concentration, nous avons la plupart du temps pris comme exemple la concentration dans l’étude, mais, il va de soi que le schéma CADISFOR – BUCONINT est valable aussi bien pour la concentration prolongée dans d’autres domaines : par exemple pour vous concentrer sur la rédaction d’un rapport ou sur la préparation d’un exposé que vous avez à faire.

Pour terminer l’étude des problèmes de l’attention et de la concentration, nous vous recommandons d’éviter deux choses :

1. La lecture – rêverie. Pendant que vous lisez, même un roman distrayant, ne vous laissez jamais aller à la rêverie à propos d’une idée ou d’un mot que vous rencontrez. Cela irait à l’encontre même de tout ce que vous faites par ailleurs pour développer votre concentration. Il faut vous créer de bons réflexes conditionnés. Vous lisez, cela doit signifier pour votre cerveau “obligation de me concentrer sur ce que je lis”, “défense de rêver”. Si vous voulez rêver, fermez votre livre, changez de place, installez-vous dans un fauteuil confortable et rêvez. Mais interdisez-vous le mélange “lecture -rêverie”. C’est un mélange empoisonné.

2. La lecture – berceuse. Beaucoup de personnes lisent avant de s’endormir. Il n’y a rien à redire à cela. Mais à condition que l’on arrête consciemment de lire, que l’on se couche et que l’on s’endorme ensuite. Pour les mêmes raisons que celles qui viennent d’être données au paragraphe “lecture – rêverie”, il ne faut pas utiliser cette lecture du soir pour passer progressivement de l’état de veille à celui de demi-sommeil, le livre étant ensuite abandonné à la hâte avant de s’endormir profondément. Ne lisez jamais lorsque vous sentez le sommeil venir et votre attention s’évanouir.

Exercice

Voici un exercice qui vous entraînera à vous concentrer sur un seul sujet et en même temps à creuser un problème sans vous laisser distraire.

Tout d’abord, voyez si vous appliquez bien les 6 règles que nous venons d’étudier pour la concentration.

Ensuite, prenez un objet quelconque : examinez-le en songeant à sa fabrication et à ses origines, même lointaines.

Exemple : vous prenez un couteau : il est fait de bois et d’acier ; le bois a été tourné, taillé, percé. Ce bois provient d’arbres, ces arbres ont été abattus par des hommes, etc. La lame est en acier ; l’acier provient de fer et du charbon, le fer est extrait du minerai, etc.

Voyez jusqu’où vous pouvez remonter pour toutes les parties constituant l’objet en question. La difficulté est de ne pas vous laisser entraîner par des pensées externes.

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