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Depuis 2007, JeRetiens s’est imposé dans l’espace francophone comme incontournable pour l’apprentissage, la mémorisation et la culture générale. Avec nos 1331 articles détaillés, nous abordons autant les techniques mnémotechniques que des sujets d’encyclopédie : grands récits historiques, faits insolites, traditions culturelles, religion, linguistique, et bien plus encore. Totalement gratuit, notre site se veut à la fois pédagogique et ludique, offrant à chacun la possibilité d’apprendre, de comprendre et de retenir à son rythme.

Pourquoi JeRetiens est unique ?

Nous croyons que la curiosité est le moteur principal de la connaissance. Que vous cherchiez à améliorer votre mémoire, à approfondir votre culture générale ou simplement à découvrir de nouveaux sujets, vous trouverez chez nous un large éventail de contenus : de la polémologie à l’irénologie, de la bienséance à l’alphabet arabe, des sourates de l’islam aux capitales du monde, en passant par les douze travaux d’Hercule et de nombreuses anecdotes culturelles. Dans cette mini-encyclopédie, nous mettons l’accent sur la pédagogie, les exemples concrets et les astuces mémos pour rendre chaque lecture utile et passionnante.

Explorez notre sélection des meilleurs articles

Avec plus de 1240 contenus inédits, il peut être difficile de savoir par où commencer ! C’est pourquoi nous avons créé une rubrique dédiée : Les meilleurs articles. Vous y trouverez des dossiers approfondis sur des thèmes variés : par exemple, comprendre les souvenirs d’enfance, décrypter la fonction des rêves, revisiter des chapitres marquants de l’histoire, ou encore vous familiariser avec des codes culturels du monde entier. Nous vous recommandons également de consulter nos articles de fond sur la religion et la spiritualité, dont certains consacrés à la lecture et à la mémorisation des sourates, ou encore aux traditions bouddhistes. De la mythologie gréco-romaine aux coutumes du Moyen-Âge, en passant par des fiches sur la bienséance au quotidien, il y en a pour tous les goûts.

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Mémorisation : plus de 3500 moyens mnémotechniques

Parce que retenir facilement n’est pas qu’une question de talent, JeRetiens vous propose des moyens mnémotechniques originaux et accessibles à tous. Vous utilisez déjà, sans le savoir, des phrases-clés ou des images mentales (comme « Mais où est donc OrNiCar ? » ou les poings pour savoir si un mois a 30 ou 31 jours). Nous allons encore plus loin : nos méthodes vous aideront à assimiler des listes de mots, apprendre de nouveaux alphabets (par exemple l’alphabet arabe), mémoriser les capitals du monde, ou encore retenir des séquences complexes comme les sourates et leurs versets, le tout de manière ludique. Notre objectif ? Vous permettre de gagner du temps dans vos études, votre vie professionnelle ou simplement pour nourrir votre passion du savoir.

Des articles de fond pour nourrir votre culture générale

En parallèle des techniques de mémorisation, JeRetiens s’est aussi développé comme un média d’explications pédagogiques. Chaque article se veut à la fois précis et illustré d’exemples concrets. Vous pourrez ainsi explorer l’anatomie du cerveau, découvrir pourquoi nous n’avons que peu de souvenirs de la petite enfance, ou comment fonctionne la répétition espacée pour ancrer vos connaissances. Nous abordons également des sujets variés comme la bienséance et le savoir-vivre, l’évolution de certaines coutumes et même des réflexions sur la spiritualité, la littérature et l’étymologie.

Énigmes, quiz et casse-têtes : amusez-vous en apprenant

Pour rendre l’apprentissage plus amusant, nous proposons aussi des énigmes et casse-têtes. Vous y trouverez des défis logiques, des rébus, des devinettes historiques ou littéraires, et bien d’autres jeux qui feront travailler vos méninges tout en enrichissant votre culture générale. De nombreuses énigmes sont accompagnées de solutions explicatives et de pistes mnémotechniques pour progresser.

Une mini-encyclopédie gratuite, en constante évolution

Avec ses centaines de sujets, JeRetiens a évolué pour devenir une véritable base de connaissances en ligne. Notre plateforme est entièrement gratuite et résulte d’un travail collaboratif : chacun peut proposer ses propres trucs mnémotechniques, enrichir des articles existants ou suggérer de nouveaux thèmes à aborder. Au fil des ans, ce sont 17 ans d’articles, de retours de lecteurs et d’astuces testées qui alimentent ce site. Nous croyons que la connaissance doit être partagée librement pour que chacun puisse progresser et s’ouvrir à de nouveaux horizons.

Nos dernières publications

Si vous êtes un peu perdu, commencez par parcourir nos meilleurs articles : vous y trouverez nos coups de cœur et des textes de fond qui traitent aussi bien de mythologie, de religion, de science ou d’éducation. Nous mettons à jour régulièrement l’article du mois, pour mettre en lumière des sujets phares, des méthodes innovantes ou des découvertes insolites. Pensez également à jeter un œil aux nouveautés pour profiter de contenus encore frais !
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Que vous soyez passionné d’histoire, avide de connaissances bibliques ou coraniques, amateur de mythologies ou de coutumes du monde, curieux de mieux apprendre une langue (avec par exemple l’alphabet arabe), ou simplement en quête d’une bonne méthode pour retenir vos cours, vous trouverez forcément votre bonheur dans notre mini-encyclopédie. Chaque article a pour vocation de vous fournir un contenu de fond, tout en vous proposant des moyens mnémotechniques lorsque c’est pertinent.

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Cet article vous propose d’apprendre les couleurs (颜色 [yan seu]) en chinois ! Nous avons précédemment vu les méthodes mnémotechniques pour apprendre les symboles chinois les plus simples grâce aux associations d’images de ShaoLan. Maintenant, il est question d’apprendre quelque chose de plus délicat, les couleurs ! En effet, seule la couleur blanche est vraiment simple, les autres demandent un peu plus d’imagination ! Mise à part les deux premières illustrations, les autres sont exclusivement de JeRetiens.net !

  • Pour le BLANC ( [baï]), il faut se souvenir du sinogramme relatif au Soleil : 日 [yi], il suffit d’y ajouter une virgule au-dessus :  [baï] !

couleur_chinois_soleil_日_blanc_白

  • Pour le GRIS (灰 [houi]), il faut se souvenir du sinogramme relatif au feu, 火 [hoa], puis de le recouvrir par deux traits, l’un horizontal au-dessus du feu, et l’autre qui traverse le premier trait, tout en longeant la courbe du feu  : 灰 [houi] ! Pour s’en souvenir, il faut se dire que le fait de recouvrir le feu provoque de la fumée grise !

feu_火_gris_灰_couelur_chinois

Remarque : Le verbe « éteindre » peut s’écrire : [miè], il faut se dire qu’on recouvre complètement (horizontalement) le feu !

  • Pour le NOIR (黑 [hey]), il faut se souvenir de trois sinogrammes différents, le champ : [tián], la terre :  [tou], et le feu : 火 [hoa] (qui s’écrit aussi 灬 ), puis de les assembler ! En effet, pour la couleur noire (黑 [hey]), nous avons au-dessus la moitié d’un champ (田), puis en-dessous de la terre (土), et encore en-dessous le feu (灬) ! Pour s’en souvenir, il faut se dire que la couleur noire correspond à un champ de terre brûlé, cette terre devient alors NOIRE (黑(田土火(灬)) !

Champ_田_Terre_土_Feu_火_noir_黑_image

Remarque : En associant les mots champ (田 [tián]) et arbre (木 [mou]), on obtient alors le mot fruit (果 [guoa]) !

  • Pour le ROUGE (红 [rong]), il faut se souvenir de deux sinogrammes différents, la soie : [si], et le travail[gōng] ! En effet, la couleur rouge (红 [rong]), est composée de la soie () à gauche, et du Travail (工) à droite. Pour s’en souvenir, il faut se dire (de façon fictive) que les travailleurs chinois (du PCC) portaient des vêtements en soie rouge, chez eux.

soie_丝_travail_工_rouge_红image

  •  Pour le BEIGE ([mi]), il suffit de se souvenir du sinogramme signifiant « riz » : [mi] ! Pour s’en souvenir, il faut penser à une pousse de riz, la croix du sinogramme riz permet de délimiter la pousse de riz et ses racines, tandis que les « bras » correspondent aux tiges (au-dessus) et aux racines (en-dessous) !

beige_riz_米

  • Pour le JAUNE ([rouang]), il faut se souvenir de trois sinogrammes différents, l’herbe :  [tao], le champ : 田 [tián], et le chiffre huit : 八 [pa] ! En effet, la couleur jaune ([rouang]) est composée en haut par l’herbe (艹), qui repose sur un champ (田), et en-dessous on a deux traits qui sont les mêmes que le chiffre huit (八).

Pour s’en souvenir, il faut se dire que le jaune correspond à un champ d’herbe qui n’a pas été arrosé depuis 8 ans, l’herbe est donc sèche et jaune !

herbe_艹_champ_田_huit_八_jaune_黄image

  • Pour le VERT (绿 [lu]), il faut se souvenir de trois sinogrammes différents, la soie : [si], l’eau : [shui], et la neige : 彐 [chuè] ! En effet, la couleur verte (绿 [lu]) est composée de la soie () à gauche, puis à droite par de l’eau (水) recouverte par de la neige (彐). Pour s’en souvenir, il faut penser à la soie qui, tout à l’heure, faisait référence à la couleur rouge, ainsi quand cette soie est au contact de l’eau et de la neige, elle s’abîme, pâlit, puis obtient la couleur complémentaire du rouge, c’est-à-dire le vert !

soie_丝_eau_水_neige_彐_vert_绿

  • Pour le BLEU (蓝 [lane]), il faut retenir quatre sinogrammes différents, l’herbe :  [tao], le couteau : 刀 (刂 ) [dāo], l’eau : [shui] et le récipient : 皿 [mine]. En effet, la couleur bleue ([lane]) est tout d’abord composée de l’herbe (艹), puis en-dessous, à gauche, on a un couteau (刂), à sa droite on a la moitié droite de l’eau (水), et le tout repose sur le récipient (皿).

Pour se souvenir de ce sinogramme, il faut penser à une Prison Bleue, en effet, les sinogrammes couteau (刂), eau (水) et récipient (皿) composent le sinogramme prison : [jin] ! Pour obtenir la couleur bleue (蓝 [lane]), il suffit ensuite d’ajouter de l’herbe (艹) par dessus, (vous pouvez vous dire que l’herbe n’est d’autre que du lierre qui longue le toit de la prison bleue..).

Le plus compliqué reste à associer le sinogramme prison avec tous les autres ! En fait, pour s’en souvenir, on peut se dire que le sinogramme (皿) ressemble à des barreaux, ensuite le sinogramme (刂) est un couteau (pensez au manche d’un couteau), donc tous ceux qui ont utilisés un couteau de façon malveillante sont derrière les barreaux (皿), et pour ne pas qu’ils puissent s’enfuir, cette prison est sur une île, entourée d’eau (水) !

Couteau_刂_Eau_水_Récipient_皿_prison_监_bleu_蓝

  • Pour le MARRON (棕 [zong]), qui signifie aussi palmier, il faut retenir trois sinogrammes différents, l’arbre : 木  [mou], le sinogramme « jeune » : 小 [xiao], ainsi que le toit : 宀 [miène], (en réalité, le sinogramme qui compose la couleur marron est : 㝉 qui est une simplification du sinogramme 宁 [ning] signifiant le calme.

Le sinogramme 棕 « palmier (=marron) » est composé à gauche de 木 (arbre), puis en haut à droite nous avons 宀 (toit) faisant penser aux feuilles du palmier, en effet, les feuilles du palmier ne sont présentes qu’à son sommet et forment un toit ! En dessous de ce toit (宀), nous avons le sinogramme  小 (jeune), enfin nous avons une barre à la fois en-dessous du sinogramme toit (宀) et aussi au-dessus du sinogramme jeune (小), pour s’en souvenir il faut se dire que le palmier fait deux mètres de haut ; l’ensemble de ces sinogrammes permet ainsi de donner l’interprétation que le palmier est un jeune arbre de deux mètre de haut possédant un toit de feuilles ; étant un arbre, il est alors de couleur marron !

apprendre_le_chinois_palmier_marron_棕_arbre_木_toit_宀_jeune_小

  • Pour le ORANGE ([tchang]), il va falloir se rappeler du conte « Jack et le haricot magique » ! En effet, la couleur orange est assez difficile à retenir, il faut la décomposer et se souvenir de quatre sinogrammes différents qui vont se rapporter au conte de Jack ! Le sinogramme orange (橙) est donc composé de, l’arbre : 木 [mou] (à gauche), puis à droite, le verbe gravir/monter : [deng], qui lui-même est composé en deux radicaux, la tente à pointe : [bo] (au-dessus), et les légumineux/haricots : [dou] (en-dessous).

Pour tenter de retenir les légumineux/haricots : [dou], vous pouvez le décomposer comme suit : 一口䒑 sachant que 口 [ka] signifie « bouche ».

Pour tenter de retenir le verbe gravir (登), il faut imaginer que l’haricot magique (豆) de Jack soit entrain de pousser à vive allure et que sur lui, se trouve une tente orange se faisant transpercée par l’haricot, on obtient alors une tente à pointe (癶) ; ainsi cette tente a, en quelque sorte, gravit (登)  l’haricot, puisqu’elle a été emportée dans les nuages avec lui. Une fois que l’ascension de l’haricot est terminée, il se solidifie en arbre (木), et on obtient alors la couleur orange : 橙 [tchang] .. !

orange_tente_chinois_apprendre_les_couleurs

  • Pour le ROSE (粉 [fun (comme en anglais)], il faut revenir à la couleur du riz : BEIGE ([mi]), et y ajouter le verbe « partager/diviser » (分 [fun]) ! Pour s’en souvenir, on peut se dire qu’on partage du riz rose..

Pour se souvenir du verbe « partager/diviser » (分 [fun]), il faut se dire que l’on coupe avec un couteau (刀 [dao]) le chiffre 8 (八 [pa]) !

riz_rose_apprendre_les_couleurs_en_chinois

J’espère que cet article vous a permis d’assimiler quelques couleurs en chinois !

Ci-dessous, vous pouvez réviser la liste des couleurs vues dans cet article, afin de faire un bilan !

  • BLANC ( [baï])
  • GRIS (灰 [houi])
  • NOIR (黑 [hey])
  • ROUGE (红 [rong])
  • BEIGE ([mi])
  • JAUNE ([rouang])
  • VERT (绿 [lu])
  • BLEU (蓝 [lane])
  • MARRON (棕 [zong])
  • ORANGE ([tchang])

 

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Histoire du Moyen-Orient

Ce premier article concernant le Moyen-Orient vous propose de comprendre l’enchevêtrement complexe des différents événements qui se sont déroulés dans cette région durant la Guerre Froide (1945-1991), et vous permettra ensuite, dans un deuxième article, de mieux comprendre l’actualité dans cette région du monde.

La Moyen-Orient (Middle East en anglais) désigne les territoires situés entre la Méditerranée, l’Asie du Sud-Ouest, l’Iran et l’Égypte, formant un vaste ensemble géopolitique.

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De par sa position géographique, cette région fut le carrefour des civilisations venant d’Afrique, d’Europe et d’Asie, ainsi que le centre spirituel du monde, en ayant été le berceau des 3 religions monothéistes : judaïsme (depuis 4000 ans), christianisme (depuis 2000 ans), islam (depuis 1400 ans).

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945), le monde connaît la période de la Guerre Froide (1945-1991), opposant le bloc soviétique au bloc américain. Durant cette période, le Moyen-Orient devient un enjeu économique, politique, et géostratégique important à l’échelle mondiale.

Cette région devient ensuite le théâtre de multiples conflits, israelo-arabe (à partir de 1948), puis israelo-palestinien (à partir de 1967), auxquels s’ajoutent la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988), et celle en Afghanistan (1979-1989). Malgré des tentatives de paix par différents accords, la région reste tout de même instable, et de nouveaux conflits apparaissent au 21e siècle.

I) Le Moyen-Orient : l’un des enjeux de la Guerre Froide

En 1945, la région du Moyen-Orient est vitale pour l’approvisionnement en hydrocarbures (pétrole, gaz), notamment pour les pays européens (France, Grande Bretagne) qui s’industrialisent ; mais ces réserves profitent davantage aux États-Unis, en effet, le Moyen-Orient possédait près 50% des réserves en hydrocarbures connues, et près de 40% en gaz, c’est ainsi qu’en 1945, le pacte de Quincy est signé entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite afin d’accéder au réserve de pétrole, en échange d’une protection militaire américaine de l’Arabie Saoudite.

Durant la Guerre Froide, les troupes soviétiques restent en Iran, et soutiennent les milices communistes en Grèce et en Turquie, ce qui amène le président américain, démocrate, Truman (1945/1953), à définir une politique d’endiguement visant à réduire l’expansion soviétique et des interventions américaines ont lieu au Liban et en Jordanie en 1958 afin d’empêcher l’extension du communisme (sous la présidence américaine du républicain Dwight D. Eisenhower (1953/1961)) ; ainsi le bloc américain s’agrandit par des alliances entre l’Arabie Saoudite (1945), l’Iran (aides financières venant des États-Unis), et la Turquie qui rejoint l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord, NATO en anglais) en 1952 ; en plus du pacte de Bagdad en 1955 (signé par le Royaume-Uni, le Pakistan, l’Iran, la Turquie et les États-Unis).

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Quant au bloc de l’URSS, d’abord sous la présidence de Joseph Staline (1924/1953), celui-ci soutient le sionisme (idéologie politique fondée sur un sentiment national juif, voulant la création d’un État refuge (Israël) pour les populations juives) entre 1946 et 1950, puis change radicalement de position en ayant une vision anti-israélienne jusqu’à sa mort en 1953. Puis, sous la présidence de Nikita Khrouchtchev (1953/1964), le bloc soviétique se rapproche du nationalisme arabe, en dénonçant la création de l’État d’Israël en 1948, ainsi qu’en soutenant le chef du panarabisme (mouvement ayant la volonté de créer l’unité d’un monde arabe au sein d’un grand État), et président égyptien : Gamal Abdel Nasser (1956/1970).

Ce dernier, Nasser, voulant affirmer son pouvoir, nationalise le canal de Suez en 1956, ce qui provoque une expédition militaire des français et britanniques pour défendre leurs intérêts avec le concours d’Israël. L’URSS menace alors d’une attaque, ce qui incite les États-Unis à s’impliquer et à calmer la situation (période de la Guerre froide appelée détente (1953/1979) où les deux puissances ne cherchent plus à s’affronter militairement, mais plutôt à dialoguer et à faire des compromis) en exigeant le retrait des troupes françaises et britanniques ; les vielles puissances européennes sont alors définitivement évincées du Moyen-Orient.

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Canal de Suez et Détroit du Tiran

Le Moyen-Orient est donc l’un des enjeux majeurs de la Guerre Froide, cependant les gouvernements sont instables et fragilisés par des idéologies politiques qui entrent en contradiction, c’est le cas du panarabisme (dont la volonté serait de créer l’unité d’un monde arabe au sein d’un grand État), qui s’oppose au sionisme (dont la volonté serait de créer un État refuge (Israël) pour les populations juives), qui s’oppose à l’identité nationale palestinienne (dont la volonté serait de créer l’État de la Palestine), qui s’opposent à l’islamisme (dont la volonté serait de créer un État où l’on applique la loi musulmane, aussi appelée ‘la charia’).

II) Le conflit israélo-arabe depuis 1948

En 1947, à la suite de l’acceptation de l’ONU (Organisation des Nations Unies) d’un plan de partage de la Palestine (résolution 181), acceptée par les juifs, mais refusée par les arabes (qui prônent le panarabisme), David Ben Gourion (Premier ministre de 1948 à 1953 et de 1955 à 1963) proclame en 1948 la création de l’État d’Israël (État sioniste), ce qui provoque la première guerre israelo-arabe (1948-1949).

Les pays (Égypte, Irak, Jordanie et Syrie) de la Ligue arabe (organisation régionale regroupant les pays arabes, fondée en 1945 au Caire par 7 pays et compte aujourd’hui 22 États membres), attaquent alors Israël, mais ce dernier remporte le conflit, et augmente ainsi son territoire, ce qui a pour conséquence la fuite de 700 000 arabes vers la Palestine (exode appelé Nakba, ‘catastrophe’ en arabe). Pour mettre fin aux hostilités, l’armistice de Rhodes est signé en 1949, mais l’État d’Israël n’est toujours pas reconnu par le monde arabe.

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Première guerre israéo-arabe en 1948

Cependant, cet armistice n’empêche pas la Guerre des Six jours ; en 1967, le président Égyptien, Nasser, ferme le détroit du Tiran aux navires Israéliens (voir la carte au dessus), alors Israël, considérant cet acte comme un Casus Belli, riposte en attaquant les pays de la Ligue arabe (Égypte, Syrie, Jordanie). Israël remporte le conflit, et conquiert de nombreux territoires geostratégiques : la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza (perdues par l’Égypte), la Cisjordanie et Jérusalem-Est (perdues par la Jordanie), ainsi que le plateau du Golan (perdu par la Syrie).

À la suite des Six jours, en 1967, le Conseil de sécurité de l’ONU vote la résolution 242 et exige la restitution des territoires récemment occupés par Israël, en échange d’une reconnaissance de ses pays voisins.

En 1970Anouar el-Sadate (1970/81) arrive au pouvoir en Égypte, et poursuit une politique contre Israël ; il organise en 1973 la guerre du Kippour contre Israël, qui aura des retombées internationales, l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) décide de réduire sa production de pétrole jusqu’à la restitution des territoires pris par l’État d’Israël ce qui provoque le 1er choque pétrolier en 1973.

Mais le président égyptien Sadate finit par changer de politique, en se rapprochant d’Israël ; les accords de Camp David sont alors signés en 1979, ce qui permet à l‘Égypte de récupérer la région du Sinaï, en échange de la reconnaissance de l’État d’Israël. Cependant, cette soudaine paix provoque des divisions dans le monde arabe, l’Égypte est exclue de la Ligue Arabe, et Anouar El-Sadate est assassiné par un extrémiste en 1981.

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III) Le conflit israélo-palestinien depuis 1967

La ‘question palestinienneapparaît dès la première guerre israelo-arabe en 1948, lors de la fuite de 700 000 arabes vers la Palestine, la Nakba (‘catastrophe’ en arabe).

Après la Guerre des Six jours (1967), plus d’un million arabes palestiniens vivent sous la domination israélienne, ce qui pousse l’OLP (Organisation Libération Palestine), le mouvement nationaliste palestinien à se radicaliser en 1969 avec l’arrivée de Yasser Arafat chef du FATAH (mouvement de libération de la Palestine), et à s’affranchir de la tutelle des États arabes.

Durant le ‘septembre noiren 1970, le Roi Hussein (de Jordanie) souhaite améliorer ses relations avec Israël (pour récupérer ses anciens territoires) en chassant l’OLP (qui se replie alors au Liban) ; le conflit israélo-palestinien s’exporte alors au Liban. Cette exclusion pousse une nouvelle fois l’OLP à se radicaliser et les fedayins (combattants de la guérilla palestinienne) organisent des détournements d’avions, des otages et des attentats (aux JO de Munich en 1972).

Le parti phalangiste (parti chrétien d’extrême droite au Liban et allié d’Israël) arrive au pouvoir et lutte contre l’OLP. Cette lutte correspond de 1975 à 1982 à la première étape de la guerre civile au Liban (1975-1990).

En 1982, Israël lance la ‘Paix en Galilée’, une opération militaire au Liban contre l’OLP, ce dernier quitte alors le Liban et sa capitale Beyrouth, pour se réfugier à Tunis, capitale de la Tunisie.

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Exportation du conflit israélo-palestinien

Toujours en 1982, à la suite de l’invasion militaire israélienne au Liban durant l’opération ‘Paix en Galilée’, le Hezbollah (mouvement armé chiite libanais, soutenant l’Iran et la Syrie) est fondé et lutte contre Israël.

A partir de 1987, se déroule la première Intifada (mot arabe signifiant ‘soulèvement‘) aussi appelée ‘guerre des pierres‘, il s’agit d’une révolte des populations palestiniennes contre l’occupation israélienne, principalement à cause de la situation sociale précaire du territoire palestinien sous l’autorité israélienne (Cisjordanie, bande de gaza).

Au début de la première Intifada, commencent les premières actions armées du Hamas en 1987, mouvement proche des Frères musulmans d’Égypte, qui lutte contre l’État d’Israël, prône sa destruction et l’instauration d’un État islamique palestinien sur tout le territoire de l’ancienne Palestine mandataire, c’est-à-dire incluant l’État d’Israël, la Cisjordanie, la bande de Gaza et la Jordanie.

Cette première Intifada prend fin en 1993 avec les accords d’Oslo, signés à Washington, en présence de Yitzhak Rabin (Premier ministre israélien durant son 2e mandat de 1992 à 1995), de Yasser Arafat (Président du comité exécutif de l’OLP, de 1969 à 2004) et de Bill Clinton (42e Président des États-Unis de 1993 à 2001), afin de poser les premiers jalons d’une résolution du conflit israélo-palestinien.

IV) La multiplication des conflits

Dans la région du Moyen-Orient, en plus des conflits israelo-arabe et israelo-palestinien, s’ajoutent la guerre entre l’Irak et l’Iran (1980/1988), et celle en Afghanistan (1979/1989).

– La guerre entre l’Irak et l’Iran (1980/1988) opposa l’Irak (majoritairement sunnite) à l’Iran (majoritairement chiite). En 1979, Saddam Hussein (1975/2003) (sunnite) arrive au pouvoir en Irak et commandite le massacre de chiites, tandis que l’Ayatollah Khomeini (1979/1989) (chiite) arrive au pouvoir en Iran (la même année) et crée une république islamique chiite.

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Guerre entre l’Irak et l’Iran

Les causes de cette guerre Iran/Irak sont donc religieuses, ethniques, mais aussi geostratégiques ; en effet à la frontière de ces deux pays, se trouvent des raffineries aux points de confluence entre le Tigre et l’Euphrate, dans le chenal de 200 km, Chatt-el-Arab, où se situent les raffineries d’Abadan, de Bassora, de Fao. Cette guerre se termine en 1988 sans avoir obtenu de victoire décisive de l’Iran ou de l’Irak, par un status quo.

– La guerre en Afghanistan (1979/1989) opposa les moudjahiddins (« guerriers saints »), soutenus par les États-Unis et des pays à majorité musulmane, au régime communiste afghan, soutenu par l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Ayant ravagé l’Afghanistan, et impliqué les deux blocs, cette guerre est considérée comme une des dernières crises de la guerre froide.

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Carte du début de la guerre en Afghanistan (1979)

En 1947, après la chute de l’Empire des Indes britannique, né le Pakistan, ce qui provoque un conflit avec l’Afghanistan. Le Pakistan devient allié des États-Unis, et l’Afghanistan se trouve seul, face à l’URSS ; alors l’Afghanistan s’en rapproche et les soviétiques fournissent des aides militaires et financières aux afghans, le processus de « soviétisation » du pays est alors amorcée. Cependant, en 1978, les réformes prises par le régime communiste et l’adoption du drapeau rouge socialiste, sans aucune référence à l’Islam, engendre une guerre civile en 1979, principalement menée par des mouvements islamistes. Cet guerre civile pousse alors l’URSS à intervenir et à envahir l’Afghanistan, jusqu’en 1989.

Le prochain article concernant le Moyen-Orient portera sur la période entre 1991 (chute de l’URSS), jusqu’à nos jours, afin de mieux comprendre l’actualité dans cette région du monde, et cela grâce aux informations que vous venez de découvrir ou de revoir ici.

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Dans le domaine des mathématiques, la notion d’intégration est importante à maîtriser car elle est très utilisée ! Nous avons vu la différence entre une intégrale et des primitives, mais une autre difficulté peu arrivée lorsque l’on fait des calculs avec une intégrale.. Il arrive parfois que l’on ait un trou, un vide total, et que l’on ne sache plus où placer le a et le b sur l’intégrale : ∫ !

Pour remédier à cette perte de mémoire soudaine, une astuce très simple consiste à regarder la forme de l’intégrale : ∫

Sur l’image suivante, on remarque que l’intégrale part du bas pour arriver jusqu’en au, dans ce cas, le a (plus petit terme) se place en bas, et le b (plus grand terme) se place en haut !

intégrale_de_a_b

 

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En mathématiques, les notions d’intégrale et de primitive sont très étroitement liées, il est donc important de savoir les différencier ! Pour cela, cet article vous propose de comprendre la différence entre ces deux notions !

La première différence est qu’il faut parler d’une intégrale et des primitives.

– L’intégrale se présente de la façon suivante :

intégrale_différence

Lorsqu’on calcule une intégrale, on calcule un nombre.

Exemple d’application pour l’intégrale :

On cherche à calculer l’aire d’une porte carrée de hauteur 3m et de largeur 3m, avec nos formules de bases, nous savons que l’aire d’un carré est égale à côté x côté, ici nous avons : 3 x  3= 9, l’aire de la porte fait donc 9m² :

intégrale_exemple_du_carré

Ce résultat peut alors être vérifié en faisant un calcul avec une intégrale :

Le segment [a,b] correspond à la distance entre a et b, c’est-à-dire ici entre 1 et 4. La hauteur de la porte est 3, la fonction f(x) de la porte est donc constante et égale à 3, on obtient :

exemple_intégrale

On retrouve bien une aire de 9 m² !

– Les primitives se présentent de la façon suivante :

primitives_différence

Lorsqu’on calcule des primitives, on calcule une famille de fonctions.

Exemple d’application pour les primitives :

Pour comprendre les primitives, il est nécessaire de connaître les dérivées usuelles, mais pour l’exemple suivant, nous n’avons besoin que d’un seul type de dérivée : (xn)’ = nxn-1

La dérivée de x² est égale à 2x, et la dérivée de 2x est égale à 2 ; et bien pour déterminer les primitives, il faut partir dans l’autre sens, l’une des primitives de 2 est égale à 2x, et l’une des primitives de 2x est égale à x² ! Pour être plus rigoureux, il aurait même fallu dire par exemple que : les primitives de 2 sont égales à 2x + K avec K un nombre réel quelconque, ainsi que les primitives de 2x sont égales à x² + K.

Astuce :

Pour ne plus se tromper dans les termes et se souvenir à jamais qu’il existe une seule intégrale et plusieurs primitives , il faut remarquer que le mot « intégrale » est composé du préfixe « in » comme « un« , il n’y a donc qu’une seule intégrale possible !

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PARTICULARITÉS DE CERTAINES MÉMOIRES

Nous allons reprendre aujourd’hui l’étude de la physiologie du cerveau. Nous nous excusons auprès de ceux de nos élèves qui pourraient trouver ces leçons un peu fastidieuses, mais elles méritent d’être étudiées avec soin, car elles vous permettront de bien comprendre les mécanismes de la mémoire et de tirer un meilleur parti des applications que nous vous enseignerons plus loin.
D’abord quelques mots sur l’amnésie, l’asthénie et la cyclothymie.

Il ne s’agit pas d’étudier les différentes maladies du cerveau et de la mémoire, car ce cours n’est pas fait pour soigner des « malades » mais pour vous permettre de tirer le maximum de vos facultés mentales.

Tout le monde a entendu parler de cas d’amnésie, où le malade a un comportement parfaitement normal en toutes choses, mais il a perdu totalement le souvenir de son passé. Il ne sait plus qui il était, où il est né, où il a vécu, etc. Le fait que sous l’influence d’un choc physique ou émotionnel, l’amnésique retrouve parfois tous ses souvenirs, prouve bien que les souvenirs n’ont pas été détruits. Comme nous le disions précédemment, c’est donc la faculté de « lire » ces souvenirs qui est en défaut.

Il y a une autre maladie de la mémoire qu’il nous est impossible d’ignorer, car nous pouvons tous y être sujets un jour ou l’autre, c’est l’asthénie.

Qu’est-ce que l’asthénie ? C’est tout simplement une fatigue excessive du cerveau qui provoque un fonctionnement déficient de celui-ci. Ou pour l’expliquer d’une façon imagée, l’asthénie est à peu près au cerveau ce qu’est « le claquage » pour un muscle.

L’asthénie est assez fréquente en cas de surmenage intellectuel, notamment chez les étudiants qui préparent un examen. L’asthénie se traduit pas une sensation générale de grande fatigue, par des palpitations, des malaises pouvant aller jusqu’à l’évanouissement. A un degré moindre, elle provoque des névralgies, migraines, nausées, etc. En cas d’asthénie, le malade ne peut plus tirer de son cerveau et tout spécialement de sa mémoire le quart de ce qu’il obtient normalement. Avec plus de fatigue, il obtient moins de résultats.

La meilleure solution pour éviter l’asthénie, est d’habituer le cerveau à travailler tous les jours un peu, progressivement, sans lui imposer d’un coup une charge intellectuelle trop importante. Par exemple, si vous préparer un examen, il sera bien plus efficace de travailler régulièrement tous les jours pendant une année, plutôt de de concentrer la charge de travail, que votre cerveau ne supporterait pas, le dernier seulement.

En suivant les principes d’hygiène exposés dans ce programme et en appliquant les méthodes de travail et de mémorisation qui y sont préconisées, vous éviterez l’asthénie, car vous pourrez apprendre plus en vous fatiguant moins et vous fournirez à votre cerveau des conditions de fonctionnement lui permettant de ne pas défaillir.

La cyclothymie, sans être une vraie maladie du cerveau (du moins lorsqu’elle est à l’état bénin) mérite quelques mots, car beaucoup de gens en souffrent.

La cyclothymie se traduit par une succession d’états euphoriques et dépressifs ou de périodes de grande activité cérébrale et d’indolence. Lorsqu’il est en période ascendante, le cyclothymique est capable de faire de grands efforts, il agit plus facilement, il ne sent pas la fatigue, il se concentre aisément, il retient tout, il travaille de façon efficace sans que cela lui conte. Puis survient une phase descendante où l’effort lui devient pénible, où il piétine dans l’action, où le travail cérébral lui coûte, où la concentration est difficile et où la mémoire peine.

Selon les individus les différences entre périodes ascendantes et descendantes sont plus ou moins accusées. De même la durée du cycle est variable : une quinzaine de jours chez certains, chez d’autres, un mois, trois mois ou même six mois.

Si vous avez l’impression que vous êtes cyclothymique, vous avez intérêt à connaître l’ordre de grandeur de votre cycle. Il suffit pour cela de noter sur un agenda vos périodes d’effervescence et vos périodes de dépression. Il est possible, grâce à la volonté et à l’auto-analyse, de déplacer les cycles, notamment en écourtant les périodes de dépression. Ceci peut permettre d’éviter de se trouver au moment d’un événement important (nouvelle situation professionnelle, examen, etc.) dans une phase de dépression. Pour cela, il faut stimuler physiquement l’organisme par des exercices de gymnastique ou du sport, faire des lectures aptes à changer les idées ou à enthousiasmer, bref, modifier l’impulsion physique et mentale.

Nous allons continuer aujourd’hui nos exercices de concentration.

Exercice n°9 (concentration)

Choisissez un poème ; lisez-le lentement et attentivement en vous arrêtant sur chaque mot important pour évoquer de façon précise l’image correspondante. Ne vous laissez pas distraire par des associations personnelles sans rapport avec le poème.

Exercice n°10

Refaites l’exercice n°6 (tiroirs cérébraux) avec les mêmes sujets qu’hier.

Exercice n°11

Refaites l’exercice n°8 avec la radio.

Révisez les leçons 1 à 3 de ce cours sur « l’hygiène du cerveau », en notant sur une fiche-résumé l’essentiel des leçons à retenir et à appliquer (règles à suivre, conseils, etc.).

Vous êtes en train de vous doter d’une mémoire puissante et fidèle. Vous constaterez rapidement que vous pouvez obtenir beaucoup de votre mémoire, à condition de l’utiliser correctement. Nous vous apprendrons à retenir davantage en faisant moins d’effort, simplement parce que vous connaîtrez les bonnes méthodes de mémorisation.

Avec une mémoire bien entraînée vous allez accumuler plus facilement un plus grand nombre de connaissances. Ce sera un atout fantastique dont vous profiterez toute votre vie. Nous ne vous demandons que quelques semaines d’effort et de volonté. Ne cédez pas au réflexe simpliste qui consiste à dire : « J’ai compris, il est inutile que je fasse les exercices ». Même s’ils vous paraissent superflus, il faut absolument faire les exercices recommandés. Le succès vous sera alors assuré.

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COMMENT DÉVELOPPER VOTRE POUVOIR DE CONCENTRATION ?

Avant de terminer l’étude de la physiologie du cerveau, nous allons passer aujourd’hui à une leçon très importante sur la concentration.

Savoir se concentrer est indispensable au développement de la mémoire. L’attention et l’observation des faits dépendent d’une concentration correcte sur ces faits.

La concentration est la faculté de maintenir notre attention sur un sujet déterminé sans nous laisser distraire par d’autres pensées. C’est d’ailleurs une faculté extrêmement précieuse pour toutes nos activités mentales.

On peut dire que la concentration dont nous avons besoin pour mieux retenir une information est de deux ordres, bien qu’il s’agisse naturellement de la même faculté.

Il y a la concentration immédiate, dont nous avons besoin pour observer avec soin un document, un visage, un événement, un spectacle, un monument, un tableau, et la concentration prolongée dont nous avons besoin pour étudier, apprendre, retenir, rédiger, calculer, penser, réfléchir.

La concentration immédiate demande à être pratiquée à volonté, instantanément et en toutes circonstances. Elle requiert aussi l’aptitude à changer de sujet rapidement. Par exemple si on vous présente 4 ou 5 personnes à tour de rôle, vous vous concentrez sur leur nom et sur leur visage pendant un temps très bref, puis vous serez attentif à ce qu’elles vous diront ou montreront, etc.

La concentration prolongée, pour l’étude ou la réflexion, nécessite un autre entraînement, que vous trouverez sur la page « Comment obtenir une concentration totale en 6 étapes ? » de ce site.

Pour l’instant nous allons apprendre à développer notre concentration immédiate à l’aide de quelques exercices.

Ces exercices peuvent améliorer votre pouvoir de concentration à un degré extraordinaire, mais il faut les faire très consciencieusement. Ces exercices peuvent vous sembler difficiles, ne vous en inquiétez pas, faites-les simplement le mieux possible.

Exercice n°5 (concentration)

Prenez un objet (pendulette, clef, bibelot) ; regardez-le attentivement pendant 30 secondes, puis fermez les yeux et essayez de vous le représenter de façon précise. Si certains détails ne sont pas parfaitement nets, regardez-le à nouveau, puis refermez les yeux, etc., jusqu’à ce que vous puissiez vous représenter l’objet très nettement.

Exercice n°6 (concentration)

Voici un exercice connu sous le nom des « tiroirs cérébraux« . Choisissez 3 sujets de réflexion : par exemple, un projet que vous avez, un sujet scientifique ou littéraire, et un souvenir personnel (vacances, voyages, etc.). Consacrez 3 minutes de réflexion à chacun des trois sujets. Pendant les 3 premières minutes, ne pensez qu’au sujet n°1 ; puis passez au sujet n°2 et ne pensez qu’à cela pendant 3 minutes ; enfin, passez au sujet n°3. Il faut pendant chaque phase éviter de se laisser distraire et surtout ne pas penser aux deux autres sujets.

Exercice n°7 (concentration)

Représentez-vous le visage d’une personne que vous voyez souvent ; vous constaterez que vous en avez bien l’impression générale, mais que les détails vous échappent. Vous compléterez votre observation lorsque vous reverrez la personne et vous recommencerez l’exercice, jusqu’à ce que vous obteniez une représentation parfaitement nette.

Exercice n°8 (concentration)

Faites cette expérience amusante qui développera votre pouvoir d’attention et de concentration auditives. Allumez la radio, puis diminuez progressivement le volume ; réglez votre appareil le plus bas possible, juste assez fort pour comprendre ce qui est dit. La faible intensité du son vous oblige à vous concentrer. Ne prolongez pas cet exercice au-delà de 3 minutes.

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