Comprendre les règles du poker

Le poker et plus précisément sa version la plus jouée, le Texas Hold’em, est un jeu qui allie en même temps hasard, bluff, psychologie et probabilités.

Dans cet article, je vous propose de mettre en pratique la célèbre citation : il faut deux minutes pour comprendre les règles du poker, mais il faut une vie pour savoir jouer !

Vous vous êtes souvent demandé comment jouer au poker ? Quelles sont les règles du poker ? Ou encore comment comprendre le poker facilement ?

Ne vous inquiétez pas, les règles sont en effet très simples et si vous avez un penchant pour les mathématiques (faciles), vous serez intéressés par mon précédent article sur comment calculer les probabilités au poker et comment compter les cartes au poker.

Le poker se joue à la fois pour le plaisir (pour du chocolat, des allumettes, des jetons en plastique), ou pour gagner de l’argent (au casino, ou sur les sites de jeux d’argent en ligne comme PartyPoker, PokerStar, Bwin, etc.)

Comment se déroule une partie de poker ?

Le poker se joue avec un jeu de 52 cartes. La table est composée d’un donneur de cartes (croupier au casino), et de minimum deux joueurs.

Chaque joueur reçoit deux cartes, qu’il évite de montrer aux autres (!)
Le donneur abat en tout cinq cartes, trois à la fois (ce qu’on appelle le flop) puis une autre (ce qu’on appelle le turn), puis une dernière (ce qu’on appelle la river).
Avant et après la révélation de chaque carte, les joueurs misent à tour de rôle. Pour rester dans la main et voir la carte suivante, tous les joueurs doivent avoir mis dans le pot la même quantité de jetons que les autres.
Les cartes posées par le croupier sur la table sont utilisées par tous les joueurs pour compléter les deux cartes qu’ils ont depuis le début de la partie et obtenir la meilleure main et ainsi remporter la partie.

C’est le joueur qui a la meilleure main qui remporte le pot (l’ensemble des mises).

La partie de poker au coup par coup

Les deux joueurs situés à la gauche du donneur de cartes sont appelés la petite blinde et la grosse blinde, ils sont tous deux obligés de miser un nombre de jetons (ou une somme d’argent) défini(e) en début de partie avant même la distribution des cartes.
Ensuite, le joueur situé à gauche de la grosse blinde peut : se coucher (c’est-à-dire abandonner la partie), suivre (donc miser la même chose que la grosse blinde et rester dans la partie) ou encore relancer (c’est-à-dire mettre une somme supérieure à la somme initiale déposée).

Les autres joueurs, toujours à gauche de celui qui vient de jouer (ou de se coucher), font de même.

Puis, le donneur procède au flop : il prend la première carte du talon et ne la conserve pas, (on dit qu’il la grille, il s’agit d’une pratique commune que le donneur doit observer à chaque fois qu’il pose des cartes sur la table, soit durant le flop, le turn, et la river) et pose trois cartes retournées face vers le haut sur la table.

Ensuite, plusieurs options s’offrent aux joueurs encore en lice, le check, la mise, la relance, suivre ou se coucher. Le joueur qui choisit de checker réalise un petit tapotement sur la table, il ne mise pas de somme en plus dans le pot et ne peut le faire que si les joueurs précédents n’ont pas misé non plus. Autrement, il se doit de suivre, de relancer, ou encore de se coucher et de se retirer de la partie.

Lorsque le tour de mises du flop est terminé, le donneur procède au retournement d’une quatrième carte, le turn. Les options disponibles pour les joueurs sont les mêmes qu’au tour précédent soit checker, miser, suivre, relancer ou se coucher.

On entend souvent l’expression “all in” ou “tapis”, il s’agit tout simplement d’une relance où le joueur place tous ses jetons dans le pot. Pour le suivre, il faut s’aligner sur sa mise et mettre l’équivalent (ou tous ses jetons).

Enfin, après le tour de mise du turn, une cinquième carte est retournée : la river. Un dernier tour de mises a lieu, et les joueurs toujours debout (donc ceux qui n’ont pas abandonné la partie en se couchant) montrent leurs cartes. C’est le joueur qui a la main la plus importante qui emporte le pot.

Quelles sont les combinaisons au poker ?

Les combinaisons du poker sont assez simples à retenir : elles associent les couleurs (entre-elles) et la valeur des cartes (plusieurs fois les mêmes, une combinaisons de plusieurs cartes, etc.).
La valeur des cartes est classique, elle va de 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, Valet (J), Dame (Q), Roi (K), à l’As qui est le plus fort.

Les combinaisons sont à comprendre de la manière suivante : au début de la partie, chaque joueur reçoit deux cartes. Au fil de la partie cinq cartes sont révélées et associées aux deux cartes de base du joueur pour former sa main finale.

De la main la plus faible à la main la plus forte, voici les différentes combinaisons possibles :

  • La paire : le joueur possède deux cartes de même valeur, par exemple deux 9. La paire la plus forte est composée de la carte la plus forte : l’As.
  • La double paire : le joueur possède deux paires de cartes, par exemple deux 9 et deux 3.
  • Le brelan : le joueur possède trois cartes identiques, par exemple trois valets : JJJ.
  • La suite (ou la quinte) : le joueur possède cinq cartes de couleur différente qui se suivent, par exemple : 2 de trèfle, 3 de pique, 4 de trèfle, 5 de cœur, 6 de pique.
  • La couleur : le joueur possède cinq cartes de la même couleur, soit : cinq piques, cinq trèfles, cinq carreaux ou cinq cœurs.
  • Le full : le joueur a une combinaison d’un brelan et d’une paire, soit trois cartes identiques et deux autres identiques, par exemple : trois 8 et deux 10 (un full aux huit par les dix).
  • Le carré : le joueur possède quatre cartes identiques, par exemple les quatre rois.
  • La quinte flush : la joueur qui réalise une quinte flush réalise une combinaison entre la suite (les cinq cartes qui se suivent) et la couleur (les cinq cartes de la même couleur), par exemple : les 8, 9, 10, J, et Q de cœur.
  • La quinte flush royale : il s’agit de la main la plus forte au poker, soit une suite de la même couleur des cartes les plus fortes du jeu : 10, J, Q, K, et As de trèfle, par exemple.
Qu'est-ce qu'une quinte flush royale au poker ?
Un exemple de quinte flush royale à cœur.

Pour d’autres exemples de mains, n’hésitez pas à consulter la page Wikipédia sur les mains au poker à laquelle j’ai contribué.

Mirandole

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