Qu’est-ce que la tension artérielle ?

Hypertension, hypotension, pression artérielle ? Que signifient tous ces termes et comment la mesurer ?

A chaque visite médicale, la tension est prise par le médecin. C’est un geste systématique entré dans nos habitudes. Nous allons aujourd’hui voir ensemble à ce qu’est la tension artérielle, à quoi elle correspond exactement, que sont les deux mesures lors du relevé et enfin comment on la mesure.

Qu’est-ce que la tension artérielle ?

Tout d’abord la tension artérielle correspond à la pression artérielle, c’est-à-dire à la pression du sang dans les artères de la circulation principale mais aussi la force qu’il exerce sur les parois des artères (qui a pour effet de les tendre, d’où la tension).

La tension est exprimée en centimètres de mercure ou en millimètres de mercure, respectivement cmHg et mmHg.
La tension indique deux valeurs lorsqu’on la relève: la pression systolique et la pression diastolique.

  1. La pression systolique correspond à la pression maximale lorsque le cœur se contracte, c’est la systole.
  2. La pression diastolique correspond à la pression minimale lorsque le cœur se relâche (lorsque le ventricule gauche est au repos), c’est la diastole.

Exemples:
Si la tension est de 13/8, elle est exprimée en centimètres de mercure cmHg et signifie que la pression maximale à la contraction du cœur est de 13 et la pression minimale au relâchement du cœur est de 8. Cela correspond à une pression systolique de 13 et une pression diastolique de 8.
On la note 13/8 cmHg.

Si la tension est de 130/80 (cent trente/quatre-vingts) elle est exprimée en millimètres de mercure et se note 130/80 mmHg. Le mécanisme est le même, 130 correspond à la pression systolique et 80 à la pression diastolique.

Vous l’avez compris, la tension artérielle est l’expression de la systole et de la diastole.

Comment mesurer la tension ?

La tension artérielle se mesure généralement grâce à un brassard gonflable appelé sphygmomanomètre (ou tensiomètre). Chez soi, on peut avoir recours à un tensiomètre électrique qui se place sur le poignet.
Cette méthode, la plus répandue, s’appelle la méthode par contre-pulsion.

Le brassard est gonflé, avec une pression supérieure à la pression maximale.  Cela pour effet de contenir/occlure l’artère. Il se dégonfle ensuite petit à petit et lorsque la pression du gonflage équivaut à la pression systolique (donc maximale) l’artère s’ouvre par intermittence qui s’exprime par un petit mouvement saccadé de l’aiguille de mesure ou si un stéthoscope est utilisé par un bruit de battement dit de Korotkoff. Enfin, lorsque la pression exercée par le brassard est inférieure à la pression diastolique (donc minimale), l’artère est ouverte en permanence. L’aiguille oscille à nouveau et les bruits disparaissent dans le stéthoscope.

Correspondance chiffres prise de tension artérielle
Exemple de mesure de la tension: le premier chiffre correspond à la pression systolique, donc la pression maximale du sang lorsque le cœur se contracte; le second chiffre correspond à la pression diastolique donc la ression exercée par le sang dans les artères quand le cœur se relâche, c’est la pression minimale.

Résumons: le brassard exerce une pression supérieure à la pression artérielle, il comprime l’artère et la ferme temporairement. En dégonflant, il atteint la pression maximale du cœur c’est la première mesure et l’artère se rouvre un peu. Ensuite, en dégonflant encore, la pression exercée par le brassard devient inférieure à la pression minimale exercée par le cœur,  c’est la seconde mesure: l’artère est à la normale et n’est plus comprimée par la pression du brassard.

Pourquoi utiliser un stéthoscope dans la mesure de la tension ?

L’utilisation du stéthoscope placé dans le pli du coude permet d’écouter l’artère humérale. La mesure est donc plus précise car des bruits dus aux turbulences de l’écoulement du sang ont lieu lorsque le brassard se dégonfle et que l’artère comprimée se rouvre peu à peu. Ils disparaissent lorsque le brassard ne la comprime plus assez et que l’artère est ouverte en permanence.

Quand est-on en hypertension ou en hypotension ?

Un système de classification en fonction des mesures de la pression artérielle permet de savoir si l’on se trouve dans une situation d’hypotension, d’hypertension ou tout simplement de tension normale.

 

Catégorie Systole mmHg Diastole mmHg
Hypotension sévère < 50 < 50
Hypotension de 50 à 90 de 50 à 60
Tension optimale de 91 à 115 de 61 à 75
Tension normale de 116 à 120 de 76 à 80
Tension normale élevée de 121 à 129 de 81 à 84
Pré-hypertension de 130 à 139 de 85 à 89
Hypertension légère de 140 à 159 de 90 à 99
Hypertension modérée de 160 à 179 de 100 à 109
Hypertension avancée > 180 > 110

 

Quels sont les facteurs qui font varier la tension ?

La tension varie fort d’un individu à l’autre en fonction du mode de vie.

La tension baisse lorsqu’un individu est au repos ou qu’il pratique un sport régulièrement.
Par contre, la tension a tendance à augmenter lorsqu’un individu est en proie à de l’angoisse, du stress ou fait un effort.

D’autres éléments sont des facteurs qui favorisent l’augmentation de la tension comme le surpoids, la consommation excessive de sel, la sédentarité excessive et le manque d’exercice.
A l’inverse, maigrir un peu, manger moins de sel et bouger un peu plus ont généralement des effets positifs sur la tension: elle diminue.

 

 

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