L’épopée de Gilgamesh

Les Grecs ont Héraclès, les Romains Hercule et avant cela, les sumériens (un peuple vivant en Mésopotamie durant le IVe millénaire avant JC) avaient… Gilgamesh !

Bas-relief du palais de Sargon, conservé au musée du Louvre.
Bas-relief du palais de Sargon, conservé au musée du Louvre.

A deux tiers divin et un tiers humain, le héros est connu par plusieurs textes anciens, dont la fameuse « Epopée de Gilgamesh ».

L’histoire

Gilgamesh se révèle être un roi tyrannique et cruel, si bien que les dieux ne tardent pas à créer un géant sauvage pour le combattre : Enkidu. Gilgamesh ne tarde pas à apprendre l’existence de son rival et lui envoie une courtisane, qui se charge de le civiliser par les plaisirs de l’amour. Suite à cela, les deux hommes s’affrontent. Gilgamesh, plus rusé que son adversaire, finit par remporter la victoire. Au lieu de tuer Enkidu, il en fait son meilleur ami.

Ensemble, ils tuent le monstre Huwawa, gardien de la forêt de Cèdre. Impressionnée par l’exploit de Gilgamesh, Ishtar (déesse de l’amour et de la guerre) lui propose sa main. Au lieu d’accepter, le héros repousse grossièrement ses avances et provoque ainsi sa colère. La déesse lui envoie alors un taureau céleste pour le détruire.
Nos deux compagnons viennent à bout du taureau et, ivre de sa victoire, Enkidu insulte la déesse. Par vengeance, celle-ci l’afflige d’une maladie mortelle.

Le décès de son ami bouleverse profondément Gilgamesh, qui en vient à se questionner sur sa propre mortalité. Au bout de longues recherches, il rencontre le héros immortel Utanapishtim, qui lui indique la localisation de la plante d’immortalité.

Sur le chemin du retour, après s’être emparé de la précieuse plante, Gilgamesh s’arrête pour se baigner. Alors qu’il est occupé à sa toilette, un serpent dévore la plante. Le héros, dépité, se fait une raison et retourne gouverner sa ville.

Truc mnémotechnique :

Le plus dur n’est pas tant de retenir cette épopée que de mémoriser les noms des personnages !

Le terme « gehiu », reprenant l’initiale de chacun d’entre eux, peut déjà aider à la mémorisation. En plus, il peut être utile de leur associer des termes ou des onomatopées :

Gilgamesh = giga mèche
Enkidu = qui est doux
Huwawa = Il suffit d’imaginer le « waf » d’un chien
Ishtar = Il se fait tard.
Utanapishtim = L’Utah n’est pas pour Tim.

4 commentaires
  1. jean dit

    merci beaucoup pour cette aide précieuse qui ma aidé a faire un travail.

  2. Annabelle dit

    Cette section mythologie est un véritable régal.

  3. Alain Germinade dit

    Bonjour Emilie,
    J’aime beaucoup votre style. Continuez comme ça, c’est un intense plaisir que de vous lire.
    L’épopée de Gilgamesh a-t-elle un rapport avec le Zoroastrisme ?
    Bien à vous,
    Alain

    1. Emilie Foguenne dit

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire! L’épopée de Gilgamesh appartient aux mythologies sumériennes et babyloniennes, tandis que le Zoroastrisme est une religion qui domina principalement en Perse. Il n’y a, à ma connaissance, pas de rapport entre les deux.
      Si vous avez encore d’autres questions, n’hésitez pas à mes les poser!
      Emilie

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

velit, ipsum elit. ut felis dolor suscipit libero quis tristique dictum