Il existe des constructions qui transcendent le temps, des chefs-d’œuvre de l’ingéniosité humaine qui continuent de nous fasciner des milliers d’années après leur édification. Les sept merveilles du monde antique ne sont pas de simples monuments, mais les témoins d’une époque de grandeur, des prouesses architecturales et artistiques qui ont forgé l’imaginaire collectif. Alors que la plupart ont disparu, leurs noms et leurs histoires résonnent encore, nous invitant à un voyage dans un passé où la mythologie et la réalité se confondaient pour créer l’éternel.
En bref : les sept merveilles du monde antique
- Qu’est-ce que c’est ? Une liste de sept réalisations architecturales et artistiques considérées comme les plus grandioses du monde antique.
- Les 7 merveilles :
- La Pyramide de Khéops
- Les Jardins suspendus de Babylone
- La statue de Zeus à Olympie
- Le temple d’Artémis à Éphèse
- Le Mausolée d’Halicarnasse
- Le Colosse de Rhodes
- Le Phare d’Alexandrie
- Qui a fait la liste ? Elle a été établie par des historiens grecs, comme Hérodote, qui ont documenté les monuments du monde hellénistique.
- Que reste-t-il aujourd’hui ? Seule la Pyramide de Khéops est encore debout, les six autres ayant été détruites par des incendies, des tremblements de terre ou la main de l’homme.
- Comment les retenir ? Utilise le moyen mnémotechnique de la phrase « Moustapha, j’attends ta copie ! » pour mémoriser la liste.
Les sept merveilles du monde, une par une
Chacune de ces merveilles avait une histoire unique, incarnant le pouvoir, la foi ou la beauté de la civilisation qui l’a érigée. De l’Égypte à la Grèce, en passant par la Mésopotamie et l’Asie Mineure, elles formaient un circuit touristique qui émerveillait les voyageurs antiques.
1. La Pyramide de Khéops à Gizeh : Unique survivante de la liste originale, elle fut construite vers 2560 av. J.-C. en tant que tombeau pour le pharaon Khéops. Elle a été la plus haute construction humaine pendant plus de 3 800 ans, un exploit de génie civil qui continue de dérouter les archéologues.
2. Les Jardins suspendus de Babylone : Légendaires par leur beauté, ces jardins auraient été construits par le roi Nabuchodonosor II pour sa femme. Des terrasses successives, irriguées par un ingénieux système de pompes, donnaient l’illusion d’une montagne verte au milieu du désert. Leur existence historique reste cependant sujette à débat, car aucune preuve archéologique n’a été retrouvée.
3. La statue de Zeus à Olympie : Sculptée en ivoire et en or par Phidias, cette statue de plus de 12 mètres de haut représentait le roi des dieux siégeant sur son trône. Elle était le point central du temple de Zeus à Olympie, site des Jeux olympiques. Elle fut détruite par un incendie au Vème siècle après J.-C.
4. Le temple d’Artémis à Éphèse : Ce sanctuaire, dédié à la déesse de la chasse, était si grand qu’il a été décrit comme la plus belle construction sur Terre. Il a été reconstruit plusieurs fois après des destructions, la dernière version ayant été incendiée par un fou nommé Hérostrate qui voulait que son nom reste dans l’histoire. Il fut finalement détruit par les Goths en 262 après J.-C.
5. Le Mausolée d’Halicarnasse : Ce tombeau monumental fut construit par la reine Artémise II pour son époux et frère, Mausole. Sa splendeur était telle que le mot « mausolée » est devenu un nom commun pour désigner un tombeau grandiose. Il fut finalement détruit par une série de tremblements de terre.
6. Le Colosse de Rhodes : Cette statue de bronze colossale, haute d’environ 33 mètres, représentait le dieu soleil Hélios. Elle se dressait à l’entrée du port de Rhodes, un symbole de victoire et de puissance pour l’île grecque. Un tremblement de terre la renversa en 226 av. J.-C., brisant ses genoux, ce qui a donné naissance à l’expression « colossal ».
7. Le Phare d’Alexandrie : L’une des plus hautes structures de l’Antiquité, le phare guidait les marins vers le port d’Alexandrie en Égypte. Sa lumière, générée par un feu et réfléchie par un miroir, était visible sur des kilomètres. Il fut détruit par plusieurs séismes entre le XIIème et le XVème siècle.
Un moyen mnémotechnique infaillible pour ne rien oublier !
Les Sept Merveilles du Monde sont mémorisables rapidement en effectuant un petit exercice mnémotechnique. Il suffit de retenir la phrase suivante et de décortiquer les mots afin d’en extraire le début du nom de chaque merveille du monde !
Moustapha, j’attends ta copie !
Décrypté cela donne :
MouStaPha, J’atTends ta CoPie !
M pour : Mausolée d’Halicarnasse.
Sta pour : Statue de Zeus à Olympie.
Pha pour : Phare d’Alexandrie.
J pour : Jardins suspendus de Babylone.
Te pour : Temple de Diane à Éphèse.
Co pour : Colosse de Rhodes.
Pi pour : Pyramides d’Égypte.
Question fréquemment posées sur les 7 merveilles du monde (FAQ)
Qui a établi cette liste et pourquoi sept merveilles ?
L’idée d’une telle liste a émergé de voyageurs et d’auteurs grecs antiques, notamment l’historien Hérodote. Le chiffre sept était considéré comme magique ou sacré par les Grecs, d’où le choix de ce nombre pour désigner les œuvres les plus grandioses.
Est-ce qu’elles ont toutes existé ?
L’existence de la majorité d’entre elles est confirmée par des vestiges archéologiques ou des écrits. Cependant, les Jardins suspendus de Babylone restent la seule merveille dont l’existence historique est encore débattue, car aucune trace physique n’a été retrouvée.
Pourquoi ne subsiste-t-il que la pyramide de Khéops ?
La pyramide a été construite avec une robustesse exceptionnelle pour durer l’éternité. Faite de pierre massive, elle a mieux résisté au temps, aux pillages et aux catastrophes naturelles (tremblements de terre, incendies) qui ont eu raison des autres merveilles plus fragiles.
La statue de Zeus était-elle vraiment en or et en ivoire ?
Oui, elle était considérée comme une statue « chryséléphantine », un terme grec désignant des œuvres fabriquées à partir d’or (chrysos) et d’ivoire (elephantinos). L’or était utilisé pour la robe du dieu, tandis que l’ivoire servait à modeler sa peau.
Pourquoi la liste ne contient-elle pas de monuments romains ou chinois, comme le Colisée ou la Grande Muraille ?
La liste originale a été établie par des Grecs, à une époque où l’Empire romain n’était pas encore à son apogée et où l’accès à l’Extrême-Orient était impossible. La liste se concentrait donc sur des créations du monde hellénistique et du Proche-Orient.
Est-ce que d’autres listes de merveilles existent ?
Oui, plusieurs listes ont été créées au fil du temps. Les plus connues sont les sept nouvelles merveilles du monde, choisies par un vote en 2007, et les sept merveilles du monde moderne, qui célèbrent les exploits de l’ère industrielle.
Quelles sont les sept nouvelles merveilles du monde ?
La liste moderne comprend : la Grande Muraille de Chine, la cité de Pétra, le Christ Rédempteur, le Machu Picchu, Chichén Itzá, le Colisée de Rome et le Taj Mahal.
Le Colosse de Rhodes a-t-il vraiment enjambé l’entrée du port ?
C’est une représentation populaire, mais les historiens pensent qu’il est impossible qu’une structure aussi lourde ait pu se tenir avec les jambes écartées sans s’effondrer. Il se tenait probablement sur une base solide, les pieds rapprochés.
Quel était le plus grand des monuments de la liste ?
La Pyramide de Khéops est la plus grande de toutes, tant par sa hauteur que par son volume. C’était de loin la structure la plus imposante jamais construite de la main de l’homme à l’époque de la compilation de la liste.
À quoi ressemblait le Phare d’Alexandrie ?
Les historiens et les archéologues s’accordent à dire qu’il s’agissait d’une tour colossale, divisée en trois parties. Une base carrée, surmontée d’une section octogonale et enfin d’une partie circulaire où se trouvait la lanterne. Le tout mesurait environ 100 à 130 mètres de haut.
Conclusion
Les sept merveilles du monde antique sont plus qu’un simple recensement de constructions passées. Elles témoignent de l’ambition, de la créativité et de la capacité de l’humanité à défier les lois de la nature et du temps. Alors que seule la Pyramide de Khéops se dresse encore, le souvenir des autres perdure, nous rappelant la fragilité des chefs-d’œuvre face aux forces de la nature et l’importance de préserver notre patrimoine. Elles restent une source d’inspiration inépuisable pour les architectes, les artistes et les rêveurs du monde entier.